14 juillet, communiste, plèbe, pamphlet

Je ne sais si vous comprenez pourquoi et comment je propose des livres (sous forme de brochure) dont le prix est : “On donne ce qu'on veut”. C'est-à-dire que c'est vous, “l'acheteur”, qui décidez si vous donnez quelque chose en échange, et combien. Vous laissant totalement libre et responsable de ce choix... c'est à mon sens de l'anarchie commerciale !

Déjà disponible sur ce site et dans ma librairie :
“Pamphlet politique, socialiste et électoral” Albert Maurin
“Pensées anti-cléricales” Giuseppe Garibaldi
“La prose des illettrés du Quatorze-Juillet” Jules Delmorès
à paraître au 1er août :
“La troisème défaite du prolétariat” Benoît Malon
“La révolution française a commencé” Léon Trotsky

Ça va donc faire, en août, le cinquième livre ainsi publié... pourquoi j'ai décidé cela ? Avant de répondre au “comment”.

Déjà Denis éditions propose des livres à petit prix, surtout pour un éditeur artisanal comme moi. Je pars du principe que d'une part je ne veux pas être riche... juste avoir de quoi vivre (coucher, manger, me cultiver). D'autre part, je mets en pratique la citation de Gao Xingjian : “La culture n'est pas un luxe, c'est une nécessité”. Et enfin, ça me fait plaisir de faire plaisir (c'est très égoïste).
Ce "pourquoi” est donc dans le pur esprit universaliste.

Le “comment” est assez simple : j'ai une imprimante qui me permet de tirer une page A4 pour 0,01 euro... soit pour un livre, comme le prochain à sortir : “La troisième défaite du prolétariat” de Benoît Malon : 36 pages, donc 0,36 euros, à quoi s'ajoute le coût du papier, de l'électricité et d'autres frais inhérent à mon activité. Il suffit donc qu'une seule personne donne 1 euro pour couvrir les frais d'au moins 2 exemplaires !
Et hop, le tour est joué... vous me direz : “Oui, mais c'est pas comme ça que tu vas te nourrir !” Comme si je n'avais pas les 45 autres titres que je publie à ce jour et qui —eux— me permettent de mettre un peu d'épinards dans mon beurre. Comme si je n'avais pas L'p'tit café chez Denis éditions pour entourer ces lectures d'un brin de convivialité. Comme si je ne m'évertuais pas à essayer de faire vivre ma “p'tite boutique des bonheurs” avec des expositions, et dans le futur : des conférences, concerts, AMAP, etc. Créer de l'échange sans contrepartie pécuniaire... ça c'est vraiment le grand pied !
Le tout est d'être patient et attentif aux autres...

-Denis-