Gazette n°331
mercredi 11 mai 2022
sponsorisée par la mauvaise foi

“The Monster” est le seul ouvrage de langue anglaise que Fly édition a à ce jour publié... pour les tout-petits afin qu’ils appréhendent la langue anglaise.

VOL À PUQUE

C’était hier, j’étais en train de travailler sur la prochaine édition de “La langue anglaise, ce merveilleux idiome”[1], écrit par Jean-Pierre Raffarin sous un faux nom, en l’occurrence Kévin Rapoport .
J’en étais là, lorsqu’une dame et un jeune homme d’une trentaine d’années sont entrés dans ma boutique.
— Aïe ! It iz a biautifule plaisse, dit la dame, toute souriante et tirant — sans doute — son fils par la main.
Lui, semblait terrorisé... par sa mère !
— Bonjour, sainke iou, répondis-je dans mon anglais légendaire, ouate dou iou ouante ?[2]
La dame, surprise par ma maîtrise de la langue de Chaikespire, me complimenta.
— Iou spique riali vairi ouelle aoure angliche.
Je rougis, j’étais ému de sa perspicacité.
— Iou no, aïe leurne engliche duringue haïteu ieures atte skoule.
— Meumi, plize, ze mane eufraide mi, pleura le... “petit”.
— Donte eufraide, Djonne, zisse mane is vairi kaïnde. Stopitte craille !
Il tirait sur la main de sa mère pour sortir.
— Ouaille ioure sonne ouante go ?
— Ite ize nossinegue, juste aïe sineque iour draisse.
— Maille dresse ? Ouaille ?
— Maibi rimêmebeur ize mozeure.
J’étais très étonné. Bon, d’accord, j’avais mis ma plus belle robe : rose à pois verts et mon châle bleu turquoise... un goût sûr que j’avais pourtant imité de nos amis “outre tchanaile”.
— Ah ! Iou harre note zeu mauzeure ?
Elle rit.
— No no, aïe âme ize ouahiffe.
— Oh ! aille bègue iour pardonne, aïe maique euh missetaique. Beute ite simse i caulte iou “Meumi” ?
— Iesse... aille aulesso ize mauzzeure.
— Ah !
J’étais père-plexe.[3] Je détournai la conversation :
— Ouatte iou ouante ? répétai-je donc, drinque ? bouque ? ore auzeur sineque ?
— No... ave iou euh toualaite ?
— Aïe amme sauri, aille ave note.
Elle semblait déçue.
C’est à ce moment qu’elle vit un de mes livres présentés dans ma bibliothèque : “Français-Volapük, Volapük-Français”[4].
— Marvelousse ! Ao meutche faure zisse ouanne bouke ?
— haïte ioureau... oneli ! précisai-je.
Elle sortit un sachet de bonbons, et me donna huit malabar.
Je les prenais tout de même, ce gentil couple me paraissait si sympathique.
Avant de partir, elle essaya le français :
— Merci monsieur de votre amabilité.
Je n’ai pas répondu. Le problème avec les Anglais... c’est qu’ils ont du mal avec les langues étrangères[5].

Épinac, le 11 mai 2022

1- Otary éd., Londres 2011.
2- Je donne des cours d’anglais, pour tout renseignement : 09 72 81 31 97... ate aourze of zi aufisse.
3- Je donne des cours de français, pour tout renseignement : 09 72 81 31 97... aux heures de bureau.
4- Je donne des cours de volapük, pour tout renseignement : 09 72 81 31 97... oh zeures de burô.
5- Je n’ai rien contre les anglais, même s’ils roulent du mauvais côté de la route, et qu’ils ont inventé le “jelly”.

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