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LA PETITE BOUTIQUE
DES HORAIRES

Cinq heures / Cinq heures et demie : réveil, petit déj’, lecture de la presse.
Six heures et demie : ouverture de L’p’tit café chez Denis éditions. Travail d’éditeur ou publication de post sur l’un des sites.
Huit heures sept : Laurel et Hardy en villégiature s’arrêtent. Commandent un petit déjeuner avec des croissants. Pas de croissant. Ils évitent le gag de Fernand Raynaud. J’ai droit à un film muet en 3D. Sympas le pourliche.
Neuf heures quarante-trois : Un groupe de marcheurs qui font l’Annapurna s’arrêtent devant chez moi pour me demander leur chemin. Étant donné qu’ils ne sont pas encore arrivés, je leur propose un p’tit verre d’eau.
Onze heures trente-deux : Une soucoupe volante stoppe net au-dessus de ma terrasse, une échelle de corde sort de la trappe ventrale. Un être assez difforme, il est tout rose avec des pois d’un rose plus clair ; il a deux incisives supérieures, un peu à l’anglaise ; et ses yeux sont au-dessus de sa tête. Il a de grands tentacules. Il a l’air plutôt pacifique. Il me demande son chemin dans un français parfait. Il cherche Bételgeuse. Je lui indique le chemin grâce à une carte des constellations. Il me prend un livre.
Onze heures quarante et une : La factrice arrive. J’attends devant ma porte. Je lui dis bonjour, sourire ; elle me dit bonjour, sourire. Je l’aime bien ma factrice, elle est un peu speedée, mais adorable. Pas de courrier aujourd’hui. Pas de nouvelle, bonne nouvelle.
Douze heures douze : Je prépare mon p’tit casse-croûte. Faut bien becqueter un peu. [...]