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dimanche 4 août 2019
MON BEBE D’AMOUR

J’vais pas l’cacher plus longtemps, je suis enfin deux...
Deux pour construire un futur, deux pour vivre enfin. Car, pour moi, vivre c’est penser et faire pour l’autre. Soi n’a pas d’importance, sinon pour la branlette sociale, cet onanisme participant d’une société individualiste et recroquevillée sur le chacun pour soi avec ce petit vernis hypocrite et bourgeois du “semblant” qui a la même valeur que le “like” réseau-socialesque.
Donc, me voilà pourvu de ma “moitié d’orange”, comme l’écrivait si bien Jean-Louis Bory, malgré le désert de l’homo-sexualité ici, en Bourgogne. Je n’y croyais plus guère, étant donné la marchandisation du sentiment et du sexe ; sans oublier non plus les cloportes d’ici et d’ailleurs qui mélangent allégrement homosexualité et pédophilie, qui utilisent l’attirance d’un homme pour un autre homme afin de se faire du pognon. Où même l’hétéro veut avoir son petit frisson en se faisant tailler une pipe ici ou là... dans la discrétion bien sûr, parce que attention, monsieur n’est pas pédé ! Monsieur se dit “bi”.
Avant que de vous présenter un autre ouvrage paru chez Denis éditions. Au sujet de ce désert hypocrite de l’homo- sexualité cachée en province, et plus spécifiquement en Bourgogne, voici un petit extrait d’un livre d’Hugo Marsan , qui pour dater déjà de trente six ans n’en décrit pas moins la même situation qu’aujourd’hui.
“Aujourd’hui Nevers est triste et gris. [...] À Paris l’homosexualité peut se vivre, à peu près au grand jour, dans la rue.” [...]