Gazette n°242 mercredi 15 septembre 2021 sponsorisée par le voyage dans la Lune PLEASED TO MEET YOU “Les premiers hommes dans la Lune” est un des romans de science-fiction de Wells assez peu connu. Mais il pose une question : qu’y a t-il dans la Lune pour que des hommes y aillent et qu’un romancier anglais le narra ? Un document, qu’un cousin de la belle fille du frère d’un des fils du père de John Mc Roe[1] qui travaille aux archives de la Tour de Londres (à Londres), a retrouvé par hasard en faisant visiter les salles d’archives à un jeune ami très proche[2]. Ce document qui relate des faits jusqu’à aujourd’hui totalement ignorés (à Londres) a été retrouvé dans la chambre N°302 de L’hôtel de Paris (à Londres), juste à côté du cadavre mort du beau-frère de la sœur du fils de la mère d’un des membres de la chorale pastorale de Sainte Margarine of the Poor Childrens (à Londres). Voilà le résumé du récit, car c’est lors d’un de mes nombreux voyages (à Londres) que l’on m’a rapporté cette étonnante histoire : “Jack Kimono, un ancien catcheur s’étant reconverti dans la confection de corbeilles en osier, a été propulsé sur la Lune alors qu’il faisait du trampoline pour se détendre et oublier la défaite de Manchester Foot and Beers[3] en ce 22 avril 1895. Il faisait très beau aux abords de la Tamise (à Londres). Arrivé sur le sol lunaire, bien sûr il fut tout d’abord surpris. Mais le naturel revient vite au galop : il se mit à la recherche d’un pub. Ne trouvant pas où se “rincer la dalle”, il avisa un trou dans le sol. Il se mit à genoux, non pas pour prier dieu et la reine, mais pour écouter. En effet, un bruit étrange lui parvenait aux oreilles. “Bigre, qu’est cela palsambleu” se dit-il en lui-même, car Jack avait reçu une bonne éducation à la Sainte Gudule Children’s School (à Londres). Les paroles d’une mélopée sauvagement barbare venaient des entrailles du satellite : “...Pleased to meet you Hope you guess my name But what’s puzzling you...” [4] Il se releva d’un coup, et il vit devant lui un grand ver de Lune[5] qui avait une bouche aux lèvres lippues, une très longue langue rouge et de longs poils sur le crâne qui pouvaient faire penser à des cheveux longs. — Hey Docteur Livingstone i presume ?[6] dit d’un ton détaché, le grand ver de Lune. — My taylor is rich[7], répondit Jack un peu anxieux, ne sachant trop quoi dire. (ici nous offrons une traduction simultanée pour une meilleure compréhension et pour ne pas abuser des notes de lecture[8]) — Vous avez votre ticket ? — Non. — Il va falloir partir alors ! dit le sélénite. Et joignant le geste à la parole, il donna un grand coup de pied au cul de Jack, qui fut renvoyé sur Terre (à Londres). Revenu à son cher pub, The laughing boar, il raconta son histoire à un mec super sympa qui lui offrait à boire, et qui prenait des notes. Cet homme n’était autre que... Herbert George Wells ! Bien entendu, il modifia le récit pour le rendre plus crédible. Jack Kimono abandonna la confection de paniers en osier. Il est mort en tant qu’infirmière sur le Titanic, le 15 avril 1912.” Une étrange histoire, isn’t it ? Épinac, le 15 septembre 2021 1- Illustre cruciverbiste qui a ses entrées au pub “The laughing boar” dans Body Mary street (à Londres). 2- Trop proche, selon un rapport de la Police (à Londres), surtout à 2h du matin et dans plus simple appareil et dans une position explicite. 3- Ancien nom du fameux club de football, le Manchester United, de 1523 à 1939. 4- Pour les non-comprenants l’engliche : “Ravi de vous rencontrer J'espère que tu devines mon nom Mais qu'est-ce qui t'intrigue...” 5- Sur la Terre, ce sont des vers de Terre, mais sur la Lune, ce sont des vers de Lune ! On ne vous apprend rien à l’école ? 6- C’est de l’humour anglais, un truc que d’habitude on ne partage que de l’autre côté du Channel. 7- C’est de l’humour français un peu simplet, mais qui fonctionne toujours... non ? 8- Merci ! (note de l’éditeur)

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