Gazette n°254
mercredi 13 octobre 2021
sponsorisée par une rue
JUSQU’AU 49

“Contes à rebours” revient sur quinze ans d’amour entre l’auteur et son Homme. Ils habitaient ensemble au 49 de la rue Pierre Marcel, à Gentilly.
Le lecteur ne connaît certainement pas la rue de cette cité.
Visitons-la.
Au numéro 1, sur la gauche, se trouve l’ancienne maison de l’animateur radio Émile Franc, dont le jeu résonne encore dans les mémoires[1]. La maison a été rachetée par la SDFDG[2] depuis la mort de son propriétaire en 2002.
En face, du numéro 2 au 28, se trouve l’usine Paglop, fabricant de choses en tout genre et fournisseur officiel de ceintures de chasteté pour prépubères au Vatican[3].
Les numéros 3, 7, 15, 17, 25 et 39, numéro complémentaire : le 43, n’ont aucun intérêt.
Il en va de même des numéros 4, 12 et 42 dans l’ordre... dans le désordre aussi.
Passons donc, sur la gauche au numéro 5 qui orne la demeure de monsieur Napoléon Popof. Ce dernier est l’actuel représentant du Shakispan[4] en France.
Au 30, on peut remarquer la palissade qui depuis 1932[5], sépare la rue du chantier du futur musée des Nouveaux arts appliqués de polymécaniques transcendantales.
Du 9 au 13 se trouve là un immeuble de standing pour futur chômeurs et meuses : “Le joyeux paradis qu’est très joli”[6].
Les 32 et 34 sont la propriété de Vincent Gonnoré, qu’il a offert aux Petits frères de la Sainte Croix de la vraie foi[7].
Au 19 de cette rue, autrefois était sis ici un lupanar : “Le doigt sur l’anus” ; c’est devenu depuis la Loi Marthe Richard, un tabac : “La pipe à la bouche”.
Le 36 abrite une boutique tenue par un monsieur Lekédaize , orfèvre.
Les 21 et 23 ont été réunis en un seul immeuble d’habitation, le “44”[8].
On trouve au 38 un magasin de vente de voiture, mitoyen au 40, d’un constructeur de chaise roulante.
Du 27 au 37, est sis un immeuble qui appartient à la société privée de monsieur Anatole Urbain qui s’occupe d’habitats.
La maison du 44 est en réfection suite à l’incendie qui la ravagea à cause du différend qui oppose les habitants des numéros 21 et 23 (cf) et du “vrai 44”.
Le 41 a été déménagé au 72 sur décision du préfet, suite à cette ténébreuse affaire de “La peau de banane Plantin”[9].
Le 46 fait face au 49 (et inversement).
Enfin, du 43 au 47, c’est la fameuse usine “Des clous bon marché” dont on a souvent médit.

Épinac, le 13 octobre 2021

1- Qui ne se souvient pas du Jeu d’Émile Franc ?
2- La Société De Foutage De Gueule, elle même aux mains du PLGPPUR (Plein La Gueule Pour Pas Un Rond).
3- Reconnu d’utilité spirituelle par le Saint siège depuis le rapport ANAL (du nom de son rapporteur : Antoine Noailles d’Azencourt du Luxembourg).
4- État sub-arabique dont l’emblème est un félin avec une corde.
5- Les mauvaises langues y voient comme un effet du destin entre le numéro 30 et les années 30, mais ce sont de mauvaises langues.
6- Chaque appartement est constitué de trois pièces, la première pour les parents, la seconde pour les enfants (jusqu’à quinze) et la dernière pour recevoir les huissiers et les assistantes sociales.
7- Ne peuvent en être membres que les français depuis cinq générations prouvées, hétérosexuels notoires, nationalistes convaincus et si possible bretons.
8- Breton, membre des Petits frères de la Sainte Croix de la vraie foi.
9- En effet, la somme de 21+23 fait 44, CQFD.
10- Lire à ce sujet l’article d’Émile Éhunenuy dans “Le Parisien en transe” (numéro 22 356, page 21, colonne de gauche après la patte de mouche).

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