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Le haïku, forme poétique originaire du Japon, réponds à des codes très précis. Sa paternité est attribué au poète Bashô Matsuo qui le premier inventa ce petit poème « extrêmement bref ». Il est composé de 17 « mores » que l’on peut traduire, bien que cela soit en fait très lointain, par syllabes, elles mêmes distribuées en trois vers.
Connu en Occident au début du XXème siècle, de nombreux écrivains ont tenté de s’en inspirer et ont ainsi contribué à transposer cet art Japonais sous la forme d’un tercet respectivement de cinq, sept et cinq syllabes.
Le haïku n’est pas une simple descrip- tion, il est surtout une sensation, un instantané. Instantané d’émotion, de sentiment furtif, ce poème n’est pas travaillé. C’est pourquoi, il est conseillé de lire à haute voix un haïku, comme une seule phrase, de s’en imprégner sans hésiter à le relire, jusqu’à s’en pénétrer, afin d’en saisir complètement le sens qui sera propre à chaque lecteur.
J’ai choisi d’oublier toute ponctuation afin de préserver au mieux les notions d’évanescence et de probité propres au haïku et à la langue Japonaise. [...]

Les hommes savent-ils
Que leurs voyages s’habillent
De nuages mauves

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Une fourmi hésite
Sort des herbes et s’invite
Au cœur de mon jeu

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L’herbe sèche s’incruste
Dans la tache incongrue
Qui tombe de mes doigts

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