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Segond souffle
Publié le 19 mars 2017

21 février 2017 – 6h07 à la Comelle

On croit que le début est plus facile à atteindre que la fin même si on vérifie pourtant chaque jour au moment de n’importe quel démarrage que ce n’est pas véritablement le cas. Pages blanches, voiture bloquée, ordinateur en panne ou procrastination, muscles froids, premier cri, vous rappelez vous au moins com- ment tout ça a commencé ? L’origine échappe, ce sont les lignes d’arrivée que la mémoire garde, les podiums victo- rieux, les échecs cinglants, les véritables fins, l’endroit où on se tient dépend de celui qu’on a quitté. Sans doute est-ce la raison pour laquelle on cherche sans cesse à en savoir plus, comment j’en suis arrivée là ? Dans le meilleur ou le pire ce sont les origines qui orientent. Mais quand la fin et le début coïncident peut-être qu’on devient apte à passer par les petites portes secrètes celles qui emmènent aux mystères sans les dévoiler, au milieu du merveilleux, plongée dans le chaos, c’est pas pour ça qu’on le comprend. Le monde s’est retourné je sais pas pourquoi, tu es là, tu n’es plus là, je continue à tout mélanger. Il y a eu comme un ouragan, un genre de tsunami à moins que ça soit plutôt un tremblement de terre avec raz de marée titanesque. À force de forcer le vent en tous sens je t’ai ramené et dans le même temps presque au même moment on dirait le cadre a explosé, il est parti, tu le rencontreras jamais. Il me semble que nous nous sommes quittés il y a un instant et qu’une éternité s’est écoulée depuis notre rencontre mais parfois aussi loin de toi c’est l’inverse, notre rencontre vient de se produire [...]