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LE FOSSÉ D'HASTINGS
un roman épique

TRENTIÈME TRIADE
Chant LXXXVIII

Le 21 février 1193, nouvelle parvint
À Aspatria qui fit grande douleur.
De tous, nobles ou paysans, de toutes origines,
On pleura la capture par vil procédé,
De leur roi si tant cher, Richard 1er,
De retour de triste croisade.
Éogan Fenwalker, fils d’Aodh,
Ja si jeune, mais tant versé
En l’art des mots et de leur musique,
Écrit beau sonnet qu’il lit,
Le soir même, au repas du soir,
“En l’an de grâce où croix guida maint preux vaillant,
Revenait d’Outremer le roi fort et superbe ;
Mais traître fut le sort, et plus âpre que verbe,
Car pris fut en chemin le lion bienveillant.
Sous l’ombre des forêts, d’un prince médisant,
On saisit sans honneur ce cœur fier sous la gerbe ;
Et fers lui furent mis, en tour dure et acerbe,
Où pleure en sa grandeur le captif agonisant.
Lors maint baron s’émeut, et l’Angleterre entière
Gémit de voir son roi sous clef hors frontières
Aux mains de geôliers d’Empire, âpres et sans merci.
Or fut criée rançon, de grande cherté,
Que peuple et clergé y virent l'éclaircie,
Pour rendre à son lion la noble liberté.”
Le chroniqueur Roger de Hoveden,
Chroniqueur ja fort bien connu,
Raconte l’ambition du vilain frère,
Jean, qui par moult ruses veut prendre,
Voler ce qui n’est à lui que par l’absence
Du Vrai Roi, serré en cachot d’Henri VI,
Méchant monarque du Saint Empire.
Il y eut nombreux égarements
De par la traîtrise de ce Jean-là.


Chant LXXXIX

Henry “Gobber” raconte comment Jean,
De ses turpitudes, faillit s’approprier couronne.
D’abord, alors que Richard avait nommé
Aliénor en régence d’Angleterre,
Avec, pour l’aider, deux grands justiciers,
Hugues du Puiset, évêque de Durham, et
Guillaume de Longchamp, évêque d'Ely,
Jean, qui grâce à sa mère, revint dans l’Île
Pour y être en l’absence du roi parti en Orient,
Commence par se quereller avec Longchamp,
Prenant prétexte de heurts entre les Justiciers.
À la parfin, Jean fit mettre Guillaume en la Tour.
Cette Tour de Londres que le Conquérant
Avait en son temps fait construire en bord de Tamise.
Deux ans après le départ du roi Richard, à Douvres,
Lors, en cette année 1191, Gautier de Coutances,
Archevêque de Rouen, sur la demande du roi,
Arrive en Angleterre pour ramener ordre et sérénité.
C’était sans compter la fourberie de Jean,
Passant Mer des Angles, s’acoquiner avec Philippe II,
En Paris, pour faire fausse promesse de mariage,
Contre soutien du roi de France à sa cause.
Il y a fort tumultes en ces années, avant le retour,
Le retour de Richard, le roi au cœur de Lion,
En sa patrie, ses belles terres d’Angleterre.
William, durant ces temps de grands vents,
Garde son honneur, et sa foi en son Roi,
Faisant ambassades en Scotie
Sur demande d’Aliénor, ou en Irlande,
Sur ordre discret d’Hugues du Puiset.
C’est ainsi, que le 14 octobre 1193,
William est envoyé auprès de John Comyn,
Archevêque de Dublin, pour une affaire de biens.


Chant XC

William, toujours accompagné
Du géantin Duncan le Roux,
Arrive au port de Dublin, point paré,
Mais de hardes pour leur discrétion.
Ils sont reçus par moine de liaison,
Qui va porter à l’archevêque son message,
“En ce port de Dublin, par ordre noble et sage,
Je viens humblement, porter message de la régente.
Que vos yeux daignent accueillir ma loyauté sincère,
En sujet de terres des Saints, en paix nécessaire.”
Ce sont les terres du Prieuré de Tous les Saints,
Qui agitent et inquiète Aliénor.
Henry Gobber note que Frère Aelred,
Supérieur du prieuré, est ami de long temps,
D’avec la régente, lors du couronnement
Du roi Richard en 1189.
Elle souhaite que le différend
Ne porte atteinte à la sûreté de son ami.
L’Histoire ne dit rien de la suite,
Mais on augure que c’est pour le bien
Que tout est résolu, car l’affaire disparaît.
William, qui profite de cette ambassade
Pour tisser fort lien d’amitié avec
Le haut personnage qu’est l’archevêque Comyn.
De retour en sa baronnie, il apprend
Belle nouvelle enfin du roi Richard
Sur le chemin du retour en son pays.
Jean, fuyant comme ladre, en Normandie,
Est déclaré, de par la bouche du gentil roi,
« Enfant qui avait eu des conseillers malveillants. »
Le privant tout de même de toutes terres,
À la seule exception de l’Irlande,
Qui n’en demandait pas tant.


vendredi 17 avril 2026, “Le fossé d’Hastings” 31ème triade chants 91 à 93.