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LE FOSSÉ D'HASTINGS
un roman épique

VINGTIÈME TRIADE
Chant LVIII

En ce début de 1142, le baron Richard,
Est, pour discrétion, en un lieu tranquille,
L’abbaye d’Abingdon, dont il est connu
Du frère prieur Conchobar mac Ciarán,
De longue date comme l’a rapporté
Henry “Gobber” dans sa chronique,
“En 1120, en drame de la Blanche-Nef,
Richard fit rencontre d’un jeune irlandais,
Se liant par forte amitié avec lui.”
Ainsi, Richard et sa petite troupe,
En abbaye sont sous bonne étoile.
« Richard, je ne peux t’aider outre
Dans le dessein que tu as,
L’abbé et nous tous, frères, sommes
Sous couvert du silence, avec toi. »
« Je sais, ami, je sais votre neutralité
C’est celle-ci qui me sert aussi. »
Le 1er février, lors que le jour est choisi,
Richard, Henry son jeune fils,
Un autre homme d’armes et fiance,
S’approchent du lieu où Mathilde,
La reine qu’ils se sont choisi, est encerclée.
Alentour d’Oxford, ce soir-ci, est emplit de vents.
Le chroniqueur William de Malmesbury l’a écrit :
“En sombre nuit, supposément vêtue de blanc
Afin d’être par la neige camouflée,
Accompagnée de trois hommes seulement,
Elle sortit par poterne d’Oxford
D’une manière merveilleuse, indemne
À travers tant d’ennemis et de veilleurs
Autour du château.”[1] Par les marais,
Donnent en détails certains autres.


Chant LIX

Le roi Estienne, lors qu’il est connu de lui
L’échappement de Mathilde, passe à fureur,
Surprenant de sa rage ses suivants.
« Je sais qu’elle eut aides, je le sais, je le sais. »
Psalmodie le roi de ces mots rageants,
En de longues minutes où chacun reste coi.
Ainsi qu’en même temps, Mathilde,
Et petite troupe en accompagnement de sûreté,
Font route vers Abingdon pour sa protection.
« Il faut vous parer contre ce perfide cousin,
Je suis certaine qu’il va chercher,
Et trouver de qui j’ai eu tant aide. »
Richard, tout à plein remerciant la déquiète,
« Soyez sans crainte pour ma sûreté,
Ma Reine, j’ai déjà veillé pour cela,
Seule la magie pourrait en déclore. »
Il reste mystérieux ainsi devant Mathilde,
Qui lors se trouve très rassurée,
Par la grande fiance que montre le baron.
Tant est si bien, qu’en printemps 1142,
L’espion du roi, qui était ja connu
Du baron et des hommes qui devaient l’être,
A fait en bon rapport ce qu’il pensait,
Croyait être vérité des vérités.
“J’ai bien vu monsieur le baron
Ce 1er février, courir sus un daim
En Cissywell Wood toute cette chandeleur,
L’animal n’a d’ailleurs jamais été pris,
Encore ce jour il doit courir gaiment tout le bois. »
Tandis qu’au manoir d’Aspatria on se gaussait fort,
« Ainsi, tu as même été chasser le daim,
Afin qu’Osbert “Bout d’œil” te voit,
C’est fort bien, ainsi le roi sera bon nigaud. »


Chant LX

L’amour d’Agnès pour Dafydd,
Brûle et chauffe tout à l’entour,
Chacun ressent la joie et la simplesse,
De ses deux cœurs qui battent à s’unir.
Et c’est bien le 11 juin 1142,
En la chapelle Saint-Cuthbert,
Qu’en mariage ils convolent.
C’est d’un dialogue sacramentel qu’on témoigne,
« Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit,
Je vous réunis devant Dieu et son Église.
Toi Agnès, noble fille, promets-tu d’aimer
Et de respecter Dafydd, ton époux,
Malgré sa naissance humble ? »
« Oui » que l’on entend fort et clair.
« Toi Dafydd, serviteur humble,
Promets-tu de chérir et protéger
Agnès ton épouse ? » dit Osbert de Carlisle,
Prieur en cette douce journée,
« Oui ! » tout aussi ému, répond Dafydd.
Alors, Osbert prend leurs mains et dit,
« Que vos mains unies témoignent
De votre accord et que le Seigneur
Bénisse cette union si tendre.
Par le pouvoir qui m’est confié,
Je vous déclare mari et femme. Amen. »
Tous, en si grande joie et félice,
Laissèrent éclater leur émotion
Par grand débordement d’acclamations.
Puis, il y a ris et jeux pour tous,
Tous les habitants accourent,
Il y a tant monde qu’on dirait foire.
Le temps passe, les vents s’éparpillent,
Agnès sera veuve trop tôt, mais
Sera aussi mère de trois enfants.


[1] Transcrit de “Chronicle of the Kings of England”.

vendredi 13 mars 2026, “Le fossé d’Hastings” 21ème triade chants 61 à 63.